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Une alimentation de bodybuilder ne doit pas se résumer à “poulet–riz–brocoli” toute l’année. Certains aliments simples, accessibles, peuvent devenir une base stratégique pour prendre du muscle, garder de l’énergie et rester en bonne santé, surtout hors période de compétition.
Varier pour mieux progresser
Beaucoup de compétiteurs gardent toute l’année leur régime “pré-compétition” ultra-répétitif. Résultat : frustration, carences potentielles, performances limitées.
L’idée n’est pas de manger n’importe quoi, mais d’élargir un peu le spectre : plus de variété, toujours au service de la performance et du physique.
Les aliments ci‑dessous apportent :
- des protéines de qualité
- des glucides utiles à l’entraînement
- des graisses intéressantes
- des micronutriments difficiles à avoir si tu tournes sur 4 aliments toute l’année
1. Les fruits frais : énergie, fibres et protection santé
Non, “manger 15 bananes” ce n’est pas “manger des fruits variés”.
- Les fruits apportent des glucides rapides utiles après l’entraînement (recharge du glycogène), des fibres, des vitamines et des composés protecteurs (antioxydants, phytonutriments).
- Pour un pratiquant qui s’entraîne dur, le risque de “grossir à cause des fruits” est largement surestimé si le reste du régime est cohérent.
Idée pratique :
- Été : fruits rouges, pêches, nectarines, prunes, abricots
- Hiver : pommes, poires, agrumes, raisins
- Toute l’année : bananes en snack ou post‑training
2. Le lait faible en gras : un classique à ne pas enterrer
Le lait écrémé ou demi‑écrémé reste une source de protéines très intéressante (profil d’acides aminés proche de l’œuf).
- Hors préparation finale de compétition, il peut parfaitement reprendre sa place dans le frigo : lait, yaourt, fromage blanc.
- Si tu es sensible au lactose ou végétalien, tu peux utiliser des boissons végétales enrichies en calcium et compléter avec des poudres de protéines.
En prépa très sèche (8–12 semaines avant scène), certains athlètes préfèrent réduire ou supprimer le lait, notamment à cause de la caséine (eau sous‑cutanée, digestion), mais ce n’est pas nécessaire toute l’année.
3. Les légumineuses : énergie stable et soutien de la masse maigre
Pois chiches, lentilles, haricots rouges/blancs, soja…
- Associées à des céréales (riz, quinoa, pain complet), elles fournissent un profil en acides aminés très complet.
- Elles sont riches en fibres, ont un index glycémique modéré et soutiennent bien les entraînements de force sans pic d’insuline massif.
Hors pic de sèche, 2–3 portions de légumineuses par semaine sont une excellente base, que tu sois omnivore ou non.
4. Le bœuf maigre : bien plus qu’une source de protéines
Les viandes rouges maigres (filet, rumsteck, faux‑filet dénervé/dégraissé) apportent :
- des protéines complètes
- du fer hautement assimilable
- du zinc (important pour la testostérone, l’immunité, la récupération)
En choisissant des morceaux maigres et en gérant les quantités, tu bénéficies de leurs avantages sans exploser ton quota de graisses saturées. Comparé à certaines volailles avec peau, un filet bien paré peut être très “clean”.
5. Le saumon : les graisses que tu veux garder
Le saumon est souvent boudé au profit du thon “parce que moins gras”. Erreur stratégique hors prépa finale.
- Il apporte des oméga‑3 essentiels (EPA/DHA) qui jouent sur l’inflammation, la récupération, les membranes cellulaires, la sensibilité à l’insuline, la santé cardio‑vasculaire.
- Il participe aussi indirectement à un meilleur environnement hormonal et à la récupération musculaire.
Attention : les versions ultra‑dégraissées (galettes “light”, préparations industrielles) perdent une grande partie de ces acides gras essentiels.
6. Le pain complet : un allié, pas un ennemi
Le pain de blé complet (ou multicéréales de qualité) peut être très utile dans une diète de bodybuilder hors pic de sèche.
- Il apporte des glucides complexes, des fibres, des protéines végétales et des minéraux (magnésium, zinc, etc.).
- Les fibres aident à stabiliser la glycémie, l’insuline et la satiété, ce qui limite le stockage sous forme de graisse quand le reste de la diète est bien structuré.
La clé : choisir du vrai complet (liste d’ingrédients courte, farine complète en premier) et l’intégrer dans un cadre, pas en “libre service”.
Comment intégrer tout ça intelligemment dans une diète de bodybuilder
Hors pré-compétition, tu peux structurer ta journée de cette façon :
- Petit‑déjeuner : produit laitier pauvre en gras + fruits + pain complet ou flocons + source de protéines
- Repas principaux : combinaison protéines animales (poulet, bœuf maigre, poisson, saumon), féculents (riz, pâtes complètes, légumineuses, pain complet) + légumes
- Collations : fruits frais, produits laitiers, légumineuses préparées, éventuellement whey
- Autour de l’entraînement : fruits à index glycémique plus élevé si besoin (banane, raisins secs), avec protéines
En phase de préparation compétition stricte, tu réduis progressivement certains de ces aliments (lait, pain, certaines légumineuses, saumon en gros volume) tout en gardant une logique de variété minimale pour rester performant.



