ALCOOL ET EXERCICE
L’alcool, c’est une boisson « plaisir » qui apporte surtout de l’éthanol (7 kcal par gramme) et très peu de nutriments utiles. Si tu t’entraînes pour perdre du poids, cette habitude peut vite freiner tes progrès et saboter ta récupération.
Pourquoi l’alcool est « spécial » en nutrition
Dans une boisson alcoolisée, l’actif principal est l’éthanol. Sur le plan énergétique, il apporte environ 7 kcal par gramme, soit presque autant que les lipides (9 kcal/g).
Mais la vraie particularité, c’est la priorité métabolique :
- le corps ne stocke pas facilement l’éthanol
- il cherche donc à l’éliminer en priorité
- pendant ce temps, il ralentit l’utilisation des autres carburants (notamment les graisses)
Résultat : ce que tu manges à côté a plus de chances d’être stocké si ton apport total dépasse tes besoins.
« Calories vides » : ce que ça veut vraiment dire
Dire « calories vides » ne signifie pas « aucune calorie ». Cela veut dire : beaucoup d’énergie, peu de micronutriments (fibres, vitamines, minéraux, protéines) par rapport à des aliments nourrissants.
Et dans la pratique, l’alcool vient rarement seul :
- apéritifs sucrés
- grignotage salé
- portions plus généreuses
- desserts qui « passent mieux »
Repères officiels en France
Les recommandations de consommation à moindre risque sont :
- maximum 2 verres standard par jour
- pas tous les jours
- maximum 10 verres standard par semaine
Un verre standard correspond à environ 10 g d’alcool pur (peu importe que ce soit bière, vin ou spiritueux, si la quantité servie est « standard »).
À noter : l’OMS rappelle qu’en matière de santé, aucune consommation n’est totalement sans risque, notamment vis-à-vis de certains cancers.
Les 3 idées reçues à oublier
| Idée reçue | Réalité |
|---|---|
| « Le corps transforme immédiatement l’alcool en graisse » | Le corps oxyde l’alcool en priorité et utilise moins les graisses pendant ce temps. Ce que tu manges à côté a plus de chances d’être stocké si tu dépasses tes besoins. |
| « Un petit verre ne change rien » | Un petit verre peut suffire à augmenter l’appétit, dégrader le sommeil, réduire la qualité de récupération et faire déraper l’apport calorique du repas. |
| « Je compense en faisant plus de sport » | « Compenser » pousse souvent à une logique yo-yo : séance punitive + fatigue + fringales. La régularité est plus importante. |
Impact sur la perte de poids : le vrai sujet
Sur le papier, un verre standard contient déjà ~70 kcal rien que via l’éthanol (10 g × 7 kcal/g). En réalité, il y a souvent des calories supplémentaires (sucre, malt, jus, sirops).
Ce qui rend l’alcool « piégeux » quand tu veux perdre du poids :
- facilité à dépasser ton budget calorique
- baisse de vigilance alimentaire
- snacking plus fréquent
- portions moins maîtrisées
- sommeil moins réparateur → appétit moins stable
Impact sur la récupération et la construction musculaire
La récupération est un levier majeur, y compris pour perdre du gras (car elle conditionne la qualité de tes séances).
Des données expérimentales montrent que l’alcool réduit la synthèse des protéines musculaires après l’exercice, même lorsqu’on consomme des protéines. En clair : tu peux faire une bonne séance + bien manger, puis saboter une partie de l’adaptation si tu bois juste après.
Impact sur le sommeil : le « détail » qui change tout
Beaucoup de gens sentent que l’alcool « assomme ». Oui, il peut aider à s’endormir plus vite… mais il dégrade la structure du sommeil, notamment le sommeil paradoxal (REM) et la continuité en seconde partie de nuit.
Pour la perte de gras, c’est crucial, car un mauvais sommeil entraîne :
- baisse d’énergie → moins d’activité spontanée
- entraînements moins qualitatifs
- faim plus « nerveuse » et envie de sucre/salé
- récupération plus lente
Tableau pratique : verres, alcool et calories
| Boisson (portion standard) | Alcool pur approx. | Calories « alcool » seules | Calories totales fréquentes |
|---|---|---|---|
| Vin (100–125 ml à 12%) | ~10 g | ~70 kcal | 80–120 kcal |
| Bière (250 ml à 5%) | ~10 g | ~70 kcal | 100–150 kcal |
| Spiritueux (30 ml à 40%) | ~10 g | ~70 kcal | 70–100 kcal (sans mixer) |
| Cocktail sucré (variable) | variable | variable | souvent 200–400+ kcal |
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Erreur n°1 : boire juste après l’entraînement
La fenêtre post-training est faite pour récupérer, pas pour ajouter un frein.
Bonne pratique : mange ton repas post-séance, hydrate-toi, dors. Si tu veux un verre, place-le sur une journée sans séance ou loin de l’effort.
Erreur n°2 : « je ne compte pas l’alcool »
C’est souvent là que le déficit calorique disparaît.
Bonne pratique : considère l’alcool comme un aliment énergétique et fais-le rentrer dans ton budget hebdomadaire.
Erreur n°3 : alcool + snacks non planifiés
Le combo le plus fréquent : verre + cacahuètes + fromage + pain + dessert.
Bonne pratique : choisis une collation « assise » et portionnée, ou mange correctement avant l’apéro pour limiter le grignotage.
Stratégies selon ton objectif
| Objectif | Stratégie recommandée |
|---|---|
| Perte de poids « sérieuse » (8–12 semaines) | Zéro alcool ou quasi zéro. Bénéfice : sommeil plus stable, déficit plus facile, motivation plus constante. |
| Perte de poids progressive (long terme) | 1 moment social planifié/semaine, dose maîtrisée. Règle : pas de séance « cassée » le lendemain. |
| Performance / recomposition | Éviter alcool après séance, viser qualité du sommeil. Alcool très occasionnel, loin des entraînements clés. |
5 questions à te poser avant de boire
- Mon objectif actuel : perte de poids active ou maintien ?
- Mon timing : est-ce que je viens de m’entraîner ? Séance demain matin ?
- Ma dose : 1 verre ou soirée « open bar » ?
- Mon contexte : dîner assis ou grignotage + cocktails ?
- Mon sommeil : je dois être en forme demain ?
Si tu réponds « objectif strict + séance demain + risque de dérapage », la décision devient évidente.
Plan concret : 7 jours pour relancer ta progression
Objectif : relancer perte de poids + énergie + sommeil.
Jour 1–7 : zéro alcool (test), et tu notes chaque jour :
- qualité du sommeil
- niveau de faim
- énergie générale
- tour de taille (au lever, 2 fois dans la semaine)
- performances à l’entraînement
Entraînement : 3 séances musculation full body + 2 séances cardio modéré (30–45 min).
Nutrition :
- protéines à chaque repas
- légumes/fibres
- eau + sel si tu transpires
- dessert planifié plutôt que grignotage
À la fin : tu décides avec des données, pas avec une croyance.
Quand c’est « zéro alcool » sans discussion
Sans dramatiser, il y a des situations où la recommandation est claire :
- grossesse
- mineurs
- conduite / travail à risque
- prise de certains médicaments
- antécédents d’addiction
- pathologies hépatiques
- troubles du sommeil sévères
En cas de doute médical : demande l’avis d’un professionnel de santé.
Ce que je vois le plus souvent sur le terrain
Quand quelqu’un « fait tout bien » mais ne perd pas de poids, il y a 4 suspects récurrents :
- portions qui ont glissé
- sommeil insuffisant
- activité quotidienne trop basse (NEAT)
- alcool + grignotage sous-estimés
Ce n’est pas toujours « beaucoup d’alcool ». Parfois c’est 2–3 verres, deux fois par semaine, avec des encas et une dette de sommeil. À la fin du mois : plusieurs milliers de calories « invisibles », des séances moins bonnes, une faim moins stable.
Recommandations simples et efficaces
- Objectif perte de poids rapide : coupe l’alcool temporairement
- Objectif durable : planifie 1 moment social, dose limitée, pas après l’entraînement
- Si tu stagnes : commence par 14 jours sans alcool → observe sommeil, faim, poids, tour de taille
L’approche Light In Fitness
Quand l’entraînement est cohérent, progressif et plaisant, il devient lui-même un vrai « déchargeur » de stress. C’est souvent là que l’alcool perd son rôle de récompense automatique.
L’approche la plus rentable à long terme :
- un programme qui te fait progresser sans t’épuiser
- un matériel fiable (sécurité, biomécanique, durabilité)
- un suivi simple (charge, fréquence, récupération, sommeil)
Chez Light In Fitness, l’idée n’est pas de te vendre « une machine de plus ». C’est de t’aider à construire un système :
- cardio intelligent (zone 2, intervalles, progressivité)
- musculation structurée (force + masse maigre)
- sol et accessoires sécurisés (stabilité, amorti, hygiène)
- logique « durable » : moins de blessures, plus de régularité, meilleurs résultats
Plus tu es régulier, moins tu te retrouves dans le schéma « je m’entraîne dur → je suis épuisé → je craque ».
FAQ
1) Est-ce que boire de l’alcool empêche vraiment de perdre du poids ?
Ça ne rend pas la perte de poids « impossible », mais ça la rend souvent plus lente et plus difficile via les calories, le sommeil et les écarts alimentaires.
2) Quel alcool est le « moins calorique » quand on veut maigrir ?
À dose équivalente d’alcool pur, la différence vient surtout des sucres ajoutés. Les cocktails sucrés sont souvent les plus piégeux. Le vrai levier reste la quantité.
3) Peut-on boire un verre après le sport ?
Ce n’est pas idéal : la période post-entraînement sert à récupérer. L’alcool a un effet négatif sur la synthèse protéique post-exercice.
4) L’alcool « bloque-t-il » la combustion des graisses ?
Il peut réduire l’oxydation des graisses et favoriser le stockage indirectement, surtout si l’apport calorique global est trop élevé.
5) Pourquoi j’ai plus faim quand je bois ?
Parce que l’alcool peut réduire la vigilance, augmenter l’envie de gras/salé, et dégrader le sommeil, ce qui rend l’appétit plus instable le lendemain.
6) Combien de temps avant de dormir faut-il éviter l’alcool ?
Plus tu es proche du coucher, plus tu risques de perturber ton sommeil. L’impact est dose-dépendant.
7) « Dry » 2 semaines : est-ce que ça peut relancer la perte de poids ?
Souvent oui, surtout si tu avais une consommation régulière : meilleur sommeil, moins d’écarts, moins de calories « invisibles ». L’intérêt est d’observer tes propres marqueurs.
8) Sport + alcool le week-end : comment limiter les dégâts ?
Le plus efficace : planifier (dose, repas, timing), éviter juste après la séance, boire lentement, manger avant, et protéger ton sommeil. Les dégâts viennent rarement du « verre », mais du scénario complet.



